Partager l'article ! Etape 4 – Grand Santi -> Apatou: La question est : comment on fait pour se tirer de Grand-Santi. ...
La question est : comment on fait pour se tirer de Grand-Santi.
Bon Jérôme, si on n’arrive pas à trouver de pirogue, il faut le prendre avec le sourire. On va aller s’acheter chacun un bouquin à la librairie, et on va se poser tranquilles cette après midi sur un banc au bord de l’eau.
Il est clair que notre motivation pour partir de ce trou qui nous a paru particulièrement inanimé est grande. La perspective d’y rester bloqués ne nous enchantait pas du tout.
Levé 7h, comme d’hab. Direction : un des trois embarcadères où la pirogue du dispensaire va partir pour emmener des patients à l’hôpital de St Laurent. Une infirmière voulait nous embarquait volontiers, malheureusement ce n’était pas l’avis du reste du corps médical présent, qui prétextait ne pas être couverts en cas d’accident pour le transport de gens de passage.
Nous voyant abattus, Dada, une personnalité du village qui dessine de l’art Tembé sur les différents bariments publiques (Office de tourisme, Gendarmerie, écoles….), présent sur l’embarcadère où nous étions, nous invite à nous rendre sur un autre embarcadère où un couple de métros auraient trouvé une pirogue de fret. A la « Pekin express », nous nous y rendons en sprint, en criant à la pirogue au loin de ne pas partir et nous attendre. Nous ne voulions absolument pas manquer cette opportunité….
Une longue descente nous attendait. Environ 4h de pirogue nous séparent d’Apatou. Le fleuve qui jusqu’alors avait une taille raisonnable, devient de moins en moins compréhensible. D’une largeur impressionnante par endroits, il se scinde à d’autres en de nombreux bras, où notre piroguier fait des contours et des détours. Un chantier pas possible, pour éviter cailloux, sauts (rapides), ou impasses. Au bout du compte nous n’arrivions plus à déterminer si l’on était dans le sens du courant ou à contre courant.
Bateau d'orpaillage sur le Maroni
Le lit de la rivière est aspiré à l'arrière du bateau, puis est tamisé à l'avant. Nous avons vu au moins une dizaine de bateaux de ce type en descendant le Maroni. Les gendarmes ne
peuvent rien faire contre eux car les frontières sont mal définies sur le fleuve.
Voilà ce qu'on appelle un "saut", sorte de rapide, où le piroguier invite les voyageurs à se tapir au fond de la pirogue pour éviter de se tremper et équilibrer l'embarcation
Pirogue remontant le Maroni, chargée à fond (comme toutes). La partie immergée est plutôt faiblarde....Là on s'est dit qu'il vallait le mieux descendre le Maroni que de le remonter,
quand les pirogues de fret sont à vide...
Avec un équipement audio pareil, on anime une AG faluche sans problème
Un style inégalable, indémodable. Ou comment passer inaperçus....
Rotis, cramés comme jamais, car sur le fleuve aux heures chaudes, nous arrivons à Apatou en début d’après midi. Ce village est plus gros que les précédents : 6000 habitants. Les routes sont en latérite, de très nombreuses maisons dans le centre sont sur pilotis, et souvent sont décorées de motifs tembé.
Superbe, une nouvelle fois dépaysant, ce village fait partis de notre top 10. Pendant toute notre visite le chien des gendarmes nous a accompagné.
au menu du midi : Tatou ! On s'est pas trop si c'est vraiment autorisé de le chasser....
Déluge du midi.
Des supporteurs du PSG. On a été etonné de voir qu'il en existait encore...
Aparté « keske j’ai retenu d’une discussion avec les gendarmes »
Se disant que les gendarmes feraient peut-être un A/R à St Laurent le lendemain, nous sommes allés taper la causette avec eux. Très curieux de l’organisation des missions anti-orpaillages, nous avons essayé de tirer quelques infos (il parait que je pose trop de questions….).
Les descentes dans les camps d’orpailleurs en forêt sont une véritable aubaine pour eux, ça leur permet de renouveler leur matériel. Alors qu’on pourrait s’imaginer qu’un quad de gendarme est bleu, leur garage en est remplit de rouges, exemple de saisie de matériel.
Dans les camps : une bière = 1g d’or, une prostituée = 6g. Le gramme se vent à 22€.
L’or saisit s’en va au tribunal, au parquet, et au bout du compte dans les caisses de l’état. C’est tout benef’.
etc. si j’ai d’autres éléments qui me reviennent je ferais un article…
Notre visite chez les gendarmes s’écourta par l’arrivée d’une jeune fille qui voulait porter plainte contre ses parents, suite à des contusions constatés la veille par les gendarmes.
En route alors pour la suite de notre visite.
Chercher la faute...
Chien des gendarmes devant des pressoirs de cannes à sucre
Rue du centre
Rue avoisinnant le centre
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