Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 14:56
Pour une fois notre départ ne sera pas à heure indescente car notre avion décolle à 11h30. C'est d'ailleurs le seul horaire qui est sûr pour notre descente du Maroni.

La beauté du trajet de l'Institut jusqu'à l'aéroport Rochambeau ne restera surement pas dans notre mémoire. C'est pour cela qu'il n'y aura aucune photo de prise.

Un superbe Let 410, avion de conception tchécoslovaque de 19 places




Au terme de 45 minutes de trajet dans une cabine non préssurisée (preuve d'une conception tchécoslovaque), l'avion est en approche de la piste de Maripasoula. Après une manoeuvre d'anthologie dans les turbulences, l'avion effectue son dernier virage sur le fleuve Maroni et atterrit à Maripasoula.



Le Maroni, rêve de toute une génération d'aventuriers



L'attente de nos bagages est assez folklorique dans un batiment aussi petit que mon appart clermontois. Une fois nos sacs récupérés, départ en taxi camionette pour le centre de Maripasoula, commune de 4507 âmes au bord du fleuve Maroni.






Maripasoula est en superficie la plus grande commune de France. C'est à ce niveau que la remontée du Maroni est soumise à une autorisation afin de protéger les populations amérindiennes vivant en amont.


Le dégrad de Maripasoula


Aparté grammaire et orthographe guyanaise :

En Guyane, le terme "dégrad" signifie "port". C'est donc au dégrad qu'il faudra se rendre demain matin pour prendre la pirogue.
ex : le pêcheur n'est pas rentré au dégrad aujourd'hui, peut être a t'il eu un accident !




Sur l'autre rive du Maroni s'est construit un village. Des pirogues font l'aller-retour gratuitement vers le Surinam où les vivres sont beaucoup moins chers. Cette ville en face n'existe sur aucune carte et il est facilement imaginable que les activités qui s'y passent sont plus ou moins légales et en rapport avec l'orpaillage.





Bien fatigués par notre ballade dans Maripasoula, nous traversons le fleuve afin de se restaurer et de jouer au billard en compagnie de brésiliens toujours aussi sympathiques. Ce soir ce sera caïman au menu.



















C'est la ventre plein que nous retraversons le fleuve et allons rejoindre nos hamacs car il va falloir se lever tôt pour chopper une pirogue demain matin.



Par fifi et jérôme
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 23:39
Un dessin vaut mieux qu'une grande explication. Voilà notre programme qui se déroulera du samedi 15 août jusqu'au vendredi 28 août. Inutile de vous préciser que nous serons difficilement joignables.



Un dessin vaut mieux qu'une grande explication. Voilà notre programme qui se déroulera demain.

Par fifi et jérôme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 21:49
Dernière semaine de stage, il est temps de vous présenter notre logement.

L'institut Pasteur s'est implantée dans les jardins du bagne de Cayenne. Les logements des gardiens mariés ont été conservé et servent aujourd'hui à loger les Vat (Volontaire à l'aide technique) et les stagiaires.
Ils sont affectueusement appelés "vaterie".

Ont séjourné en ce lieu des générations de stagiaires et de jeunes en contrat précaire.




L'administration de l'Institut Pasteur se doutant de nos capacités à se sociabiliser nous a installé dans la vaterie n°6 appelée affectueusement loft ou résidence.




Les petits trous dans le mur sont des témoins de l'Histoire avec un grand H. Car ces aérations laissent apparaitre les lettres AP sur les briques. Lettres qui ne signifient pas Apéritif Punch mais Administration Pénitenciaire.




Tout le confort moderne est à notre disposition. Seul petit problème, nous n'avons plus de gaz depuis deux jours (ce qui nous oblige à aller manger de la bouffe chinoise) et ceux malgré une notification à notre chère Marie-Hélène. Les joies administratives guyanaises...

Quoi qu'il en soit, le linge sèche bien.


Par fifi et jérôme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 04:19



Que ces photos sont belles ! Que nous sommes beau ! Que l'eau est chaude ! Toutes ces inepties pour vous dire que ce week end nous n'avons rien fait d'aussi dingue que le dernier en date. On était à deux doigts de vous raconter que nous avons acheté de la salade et des bananes au marché. A la place nous avons rajouté de belles photos à notre album à la Yann Arthus-Bertrand sans avion (à droite de cet article pour ceux qui ne suivent pas).

Vous avez la bise de Bernard Lama.
Par fifi et jérôme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 21:39
Samedi 8 août. Réveil à 5h30 (nos articles se répettent un peu sur le début). Fifi dort (encore une répétition).

Ma curiosité maladive m'a amené à suivre la jeune Virginie qui dans le cadre de son stage de master II effectue diverses études sur les tortues. Car après avoir arpenté les plages de nuit pour compter les oeufs des pontes et de jour afin de faire des relevés diverses et variés, le temps est venu de vérifier si l'éclosion et l'émergence de ses nids se sont bien déroulées.

L'expédition matinale sera conduite par le jeune Mathieu qui préfère finir sa nuit sur la plage en faisant semblant de pêcher. Soi-disant qu'il a attrapé un gros poisson. Nous n'avons rien vu.


Se lever tôt permet de voir un paysage assez intéressant


Il faut donc se forcer à sortir du lit pour appercevoir dans le sable les traces des émergences qui ont eu lieu durant la nuit.

Il faut aussi s'armer d'une pelle.

Je précise que Virginie possède une autorisation officielle de la préfecture de la Guyane française pour faire tout ce remus ménage dans le sable, et une autorisation préfectorale c'est pas de la merde quand même ! (nb : je me demande s'il faut aussi une autorisation pour faire des pâtés de sable au Cap d'Agde)




Comme le veux le logique, le trou doit être creusé là où les tortues sont sorties. Et il faut creuser beaucoup car en moyenne le trou se trouve à un bon mètre sous le sol. Puis le moment tant attendu arrive : les premiers oeufs apparaissent.




Ensuite c'est là que j'interviens : munis d'un petit bloc-notes à petit carreaux et d'un critérium à pointe 0.5 je note sous la direction de Virginie, qui déterre les oeufs un à un, si il s'agit d'un oeuf fertile éclos, un oeuf fertile non éclos, un oeuf infertile ou un oeuf parasité et combien il y a de petites tortues qui n'ont pas pu remonter à la surface.

J'évite de vous communiquer ses résultats car ils vous seraient totalement inutiles et surchargeraient cet article. (et en plus je suis trop fatigué pour m'en rappeler)





On obtient au final un bonne centaines d'oeufs en dehors du trou desquels s'émane une odeur plutôt suspecte. Il n'y plus qu'a les remettre au fond et boucher.




Encore un nid et on pourra rentrer glander (et faire son rapport de stage).



Comme j'ai ouï dire qu'il ne faisait pas très beau dans certaines régions de notre chère France, je vous dédie cette photo (et je la mets en plus grand histoire que vous la voyez la mieux).




Par fifi et jérôme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 02:19
Avant propos :

Ceux qui connaissent le peu de cheveux qui j'ai en temps normal sur ma tête savent que je les considère comme une tierce personne. J'ai senti le besoin de les libérer afin qu'ils parcourent l'Amérique du Sud en taxi poubelle (j'imagine déjà Serge sur Copacabana, Thierry se cachant dans la jungle colombienne ou Bernard dans une soupe argentine). Comme dirait Georges Pernoud "Bon vent" et je rajouterai "Bienvenue aux suivants".


Après propos :


A l'instar du guide du routard je vais vous présenter notre logement brésilen "Chez Rona" qui pourrait postuler au titre de paradis sur Terre.


Il est préférable lors de l'arrivée en pirogue d'avoir l'air de gros touristes français. C'est plus classe.


"Chez Rona" n'est pas un simple hôtel. C'est une grande propriété entre le fleuve Oyapock et la ville brésilienne du même nom. Le patron se nomme bien évidemment Rona et a construit lui même les petits carbets au bord de la plage et les chambres au milieu de la forêt (aujourd'hui Rona a grossi, a une vingtaine d'employés et parle français).

Notre galanterie nous a imposé d'offrir au filles une chambre et de nous rabattre vers un carbet.

Bienvenue ches les filles. Matelas pourris assurés !


Bienvenue chez les garçons. Ambiance assurée !



La plage de Rona est un passage obligatoire pour profiter de l'eau claire et chaude de l'Oyapock.


Et ses petits déjeuners sont parfaits pour récupérer d'un coucher tardif.

Rajoutez un café, du fromage et du jambon pour les garçons

Bref, le guide du routard lui attribuerait la note de 19 sur 20.


Avec une bonne nuit en hamac et un petit déjeuner nous étions fin prêt à aller visiter le Saut Maripa. Départ en pirogue pour une vingtaine de minutes de trajet avec passage obligatoire devant les militaires brésiliens. Le piroguier ne parlant pas français nous mime grâce au language universelle des signes un magnifique "On la ferme, c'est moi qui parle". Effectivement les militaires brésiliens armés comme en Afghanistan scrutent longuement nos têtes. Une fois le délit de sale gueule évité c'est au tour des militaires français de nous observer au loin avec des jumelles.



Après un trajet fabuleux nous arrivons au pied du Saut : des chuttes d'eau barrent l'accès au fleuves sur toute la largeur. Emerveillement assuré.


Le Saut Maripa a longtemps été un obstacle infranchissable pour les pirogues lourdement chargées. Il n'y a pas moins de 8 mètres de dénivelé et de nombreuses embarcations ont sombrées dans ce saut.




Une voie de chemin de fer contournant le saut a été construite du côté guyannais pour permettre aux piroguiers de transporter le fret sur des petits wagonnets jusqu'en haut du saut. Pendant ce temps les pirogues allégées et plus puissantes franchissaient le saut à moindre risque. Depuis la construction d'une piste reliant St George à Saut Maripa la voie ferrée n'est plus utilisée, sauf pour débarquer les randonneurs qui désirent remonter à pieds le saut.


Le petit chemin suit la voie ferrées sur 2 km...




...et arrive en haut du saut sur une aire de baignade. Une stèle à la mémoire de gendarmes qui y ont fait naufrage nous rappelle les dangers du courant et les risques pris par les militaires des deux nationalités pour lutter contre l'orpaillage clandestin.



Aparté géopolitique sud-américaine :

L'Oyapock délimite la frontière entre la France et le Brésil. A ce titre il y a une partie du fleuve française, une brésilienne et plus surprenant, les eaux internationales entre les deux. Des militaires français en mission de surveillance nous ont expliqué qu'ils ne pouvaient intervenir que de leur côté.

Nous nous baignerons donc dans les eaux de notre bonne vieille République. Pour lui faire honneur nous avons décidé d'organiser une série de poiriers ratés.




Fifi n'a (presque) pas été maltraité


Notre piroguier nous attendant au pied du saut nous avons juste pris le temps de nous sécher pour redescendre. Et puis le déjeuner de Rona nous attendait... Et il y avait largement de quoi nourrir toute une colonie de gamins affamés en vacances à Pornic (Loire Atlantique).

Frites et salades pour une bonne hygiène de vie


Nous n'avions plus qu'à payer l'addition et faire une petite sieste en attendant notre brave piroguier Jéricho qui nous avait amené au Brésil.

Certaines filles ont préféré manger des frites et donner leurs salades...

Un hurleur roux (Alouatta seniculus) qui apprécie lui aussi la cuisine de chez Rona



Jéricho arriva à l'heure précise fixée la veille pour nous ramener à St Georges.

Sa pirogue porte le nom de son papa et de sa maman


Jericho nous voyant triste de quitter le Brésil nous a fait une petite leçon de portugais. Pour ma part je n'ai retenu qu'un mot : churascarias !!! (avec bonjour, merci, pardon, au revoir).




Alors que le côté brésilien est plein de vie avec sa musique et tout les brésiliens sur les plages faisant coucou de la main, c'est un peu la tuche d'arriver à St George qui pourrait recevoir le titre de ville morte de l'année.




Nous disons au revoir à Jéricho en portugais dans le texte. Il n'y a plus qu'à récupérer les voitures dans notre parking saint pourcinois. Au vue de la déco des pare-soleils il n'y a pas de doute, nous sommes bien revenus en France.



A noter que sur notre retour les gendarmes ont encore réveillé Fifi mais avec beaucoup plus d'humour que la fois précédente : notre gendarme à beaucoup rit quand Fifi lui a dit que c'était scandaleux de le réveiller ainsi. Par contre contrairement aux autres fois ils ont relevé avec beaucoup de précision nos identités respectives...

Par fifi et jérôme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus