Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 03:42
Vendredi 22 août 2009. Après avoir passé la matinée à regarder les plus belles vidéos d'explosions de fusées nous nous rendons à Kourou en espèrant voir un super feu d'artifice.

Contrairement à notre premier lancé celui-ci se déroule de nuit. Il y a donc beaucoup plus de monde à venir sur le site de Carapa.



Le site de 1400 places est même complet avant le lancement. Heureusement qu'en vrais amateurs avertis nous sommes arrivés en avance. Une explosion ça ne se loupe pas...

Le site se remplie peu à peu alors que le soleil se couche sur le centre spacial guyanais.





Nos Fred et Jamy locaux sont toujours de la partie avec la diffusion sur grand écran de leur émission pré-lancement. Mais cette fois il y a tellement de monde et de bruit que leurs commentaires ne sont pas perceptibles. On voit juste que tous les paramètres sont au vert contrairement à notre premier lancement. La fusée décollera bien à 19h09.


Vert, vert et encore vert. "Chez Arianespace on est transparent"

Jean-Yves Le Gall, pièce maîtresse d'Arianespace, qui a la lourde tâche d'effectuer le décompte final


Il fait nuit noir sur la Guyane, Jean-Yves commence le compte à rebours. Une énorme boule de feu s'éleve avec deux satellites de télécommunication dans un ciel éclairé comme en plein jour par les flammes des deux boosters.












Ariane transperse la stratosphère et se sépare de ses boosters comme pour nous dire aurevoir avant de disparaitre.
Une demi-heure plus tard la mission est accomplie. Pas d'explosion, bravo Jean-Yves.


Et en vidéo ça donne ça :




Je présice que les magnifiques photos sont de Virginie (la seule sur place à avoir eu autre chose qu'une boule de feu en photo). Ce que nous avons vu avec nos petits yeux est beaucoup plus semblable à la vidéo.

Jean-Yves Le Gall vous passe le bonjour.
Par fifi et jérôme
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Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /Août /2009 01:33
Plus aucune pirogue ne part d'Apatou depuis que la piste menant à St Laurent a été goudronné. Il faut donc se lever à 6h30 pour pouvoir monter dans un des trois taxi co partant à 7h. Heureusement qu'un voisin de notre carbet est venu nous chercher à la descente de nos hamacs pour voir si on ne voulait pas prendre le taxi co avec lui.




Le taxi co est un concept que tout le monde connait mais sa version guyanaise est surement une des plus intéressantes : la camionette ne part que si elle est pleine (et c'est beaucoup mieux si le nombre de passagers est supérieur au nombre de places disponibles), la musique (de merde) est mise au maximum, et bien sûr c'est plus marrant sans ceinture de sécurité. C'est donc parti pour une petite heure de route sur la banquette arrière coincés entre la vitre, une jeune fille et sa mama aux formes plus que généreuses.


A ce moment du trajet big mama n'était pas encore avec nous et nous profitions de notre banquette trois places


15 euros pour arriver en vie à St Laurent (tarif officiel fixé par le conseil général de la Guyane). Déposés en plein milieu du marché nous décidons de nous offrir une bouteille de coca et fanta pour fêter la fin de notre descente (pas une bière parce qu'il est 8h du mat quand même).




Bref, l'objectif de la journée est de visiter St Laurent et de rentrer à Cayenne le soir pour manger un mc donalds.

St Laurent est la deuxième plus grande ville de Guyane. Peuplée de 33000 habitants, elle est surnomée "le petit Paris". Il faut dire que la ville entièrement construite par les bagnards est magnifique. Car St Laurent était une ville pénitenciaire, lieu de passage obligé pour tous les bagnards envoyés en Guyane.

Il est donc logique de commencer notre visite là où tout débute : les bateaux débarquaient sur un ponton donc il ne subsiste que quelques morceaux de bois. Les bateaux provenaient de St-Martin-de-Ré (le maire de St Laurent doit être assez lolilol puisque ces deux villes sont aujourd'hui jumelées).




Les bagnards étaient transférés au camp de transportation, qui jouait le rôle de centre de détention et de triage pour envoyer les bagnards dans les autres bagnes de Guyane.




C'est en attendant leur affectation que les bagnards étaient auscultés sous toutes les coutures et recevaient leur tenue réglementaire.




Les bagnards qui restaient à St Laurent devaient s'atteler à la construction et l'entretien de la ville.
Ils logeaient dans des "blockhaus" donc on peut imaginer l'insalubrité à l'époque



Mais dormir dans les blockhaus devait surement être plus plaisant que les cellules du quartier disciplinaire.




Le dernier lit encore d'époque dans les cellules


Certaines cellules ont été refaite à l'identique afin de tourner un film sur la bagnard Guillaume Seznec.



Le passage au tribunal pour les bagnards récalcitrants conduisait souvent à la guillotine posée au milieu de la cour centrale.
Notre guide qui a failli guillotiner un ou deux enfants au cours de la visite


La visite de la ville continue à notre rythme avec bien sûr un arrêt obligatoire sous le marché couvert pour déguster une soupe vietnamienne.


Aparté "mais que nos voisins les anglais sont cons" :

Le 19 décembre 1925 l'Edith Carvel, un navire de la marine marchande britannique, s'échoue dans le Maroni parce que son capitaine n'a pas respecté les instructions. Le navire se fendit en deux après une tentative de remorquage. Il est resté au milieu de Maroni et aujourd'hui il se confondrait presque avec le paysage...



La quartier des surveillants :


L'hôtel du directeur du bagne, aujourd'hui résidence du sous-Prefet :


Le tribunal des civils, aujourd'hui sous-Préfecture :


La case en pierre, seul bâtiment entièrement construit en pierre de taille :


La résidence des juges :


La maison bleue (elle n'a de bleu que le nom), ancien dispensaire du bagne :


Les premiers tribunaux de la ville :



Le bâtiment de la banque de Guyane, aujourd'hui annexe de la mairie :


Le marché couvert, aujourd'hui marché couvert :


Détail sur l'architecture typique de l'époque du bagne :


La visite offerte par ce blog est bien sûr non exhaustive car il y existe des dizaines de bâtiment en rapport avec le bagne.


Nous n'avons plus qu'à jetter un dernier coup d'oeil au fleuve Maroni.



Notre retour à Cayenne ne sera pas aussi dépaysant. Quoique... Nous retrouvons Robin qui en stage dans un cabinet d'ingénierie guyanais doit se rentre sur un chantier à St Laurent. Le rendez-vous se déroule dans la superbe station service Texaco à la sortie de la ville pour se rendre sur le chantier du nouveau lycée de St Laurent. La chantier a deux ans de retard et la rentrée est dans une semaine. Cool !


Par fifi et jérôme
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 20:51


La question est : comment on fait pour se tirer de Grand-Santi.

 

Bon Jérôme, si on n’arrive pas à trouver de pirogue, il faut le prendre avec le sourire. On va aller s’acheter chacun un bouquin à la librairie, et on va se poser tranquilles cette après midi sur un banc au bord de l’eau.

 

Il est clair que notre motivation pour partir de ce trou qui nous a paru particulièrement inanimé est grande. La perspective d’y rester bloqués ne nous enchantait pas du tout.

 

Levé 7h, comme d’hab. Direction : un des trois embarcadères où la pirogue du dispensaire va partir pour emmener des patients à l’hôpital de St Laurent. Une infirmière voulait nous embarquait volontiers, malheureusement ce n’était pas l’avis du reste du corps médical présent, qui prétextait ne pas être couverts en cas d’accident pour le transport de gens de passage.

 

Nous voyant abattus, Dada, une personnalité du village qui dessine de l’art Tembé sur les différents bariments publiques (Office de tourisme, Gendarmerie, écoles….), présent sur l’embarcadère où nous étions, nous invite à nous rendre sur un autre embarcadère où un couple de métros auraient trouvé une pirogue de fret. A la « Pekin express », nous nous y rendons en sprint, en criant à la pirogue au loin de ne pas partir et nous attendre. Nous ne voulions absolument  pas manquer cette opportunité….

 

Une longue descente nous attendait. Environ 4h de pirogue nous séparent d’Apatou. Le fleuve qui jusqu’alors avait une taille raisonnable, devient de moins en moins compréhensible. D’une largeur impressionnante par endroits, il se scinde à d’autres en de nombreux bras, où notre piroguier fait des contours et des détours. Un chantier pas possible, pour éviter cailloux, sauts (rapides), ou impasses. Au bout du compte nous n’arrivions plus à déterminer si l’on était dans le sens du courant ou à contre courant.

 

Bateau d'orpaillage sur le Maroni

Le lit de la rivière est aspiré à l'arrière du bateau, puis est tamisé à l'avant. Nous avons vu au moins une dizaine de bateaux de ce type en descendant le Maroni. Les gendarmes ne peuvent rien faire contre eux car les frontières sont mal définies sur le fleuve.

 

Voilà ce qu'on appelle un "saut", sorte de rapide, où le piroguier invite les voyageurs à se tapir au fond de la pirogue pour éviter de se tremper et équilibrer l'embarcation

 

 

Pirogue remontant le Maroni, chargée à fond (comme toutes). La partie immergée est plutôt faiblarde....Là on s'est dit qu'il vallait le mieux descendre le Maroni que de le remonter, quand les pirogues de fret sont à vide...

 

 

Avec un équipement audio pareil, on anime une AG faluche sans problème

 

 

 

Un style inégalable, indémodable. Ou comment passer inaperçus....

 


 

Rotis, cramés comme jamais, car sur le fleuve aux heures chaudes, nous arrivons à Apatou en début d’après midi. Ce village est plus gros que les précédents : 6000 habitants. Les routes sont en latérite, de très nombreuses maisons dans le centre sont sur pilotis, et souvent sont décorées de motifs tembé.

Superbe, une nouvelle fois dépaysant, ce village fait partis de notre top 10. Pendant toute notre visite le chien des gendarmes nous a accompagné.

 

 

 

au menu du midi : Tatou ! On s'est pas trop si c'est vraiment autorisé de le chasser....

 

Déluge du midi.

 

Des supporteurs du PSG. On a été etonné de voir qu'il en existait encore...

 

 

Aparté « keske j’ai retenu d’une discussion avec les gendarmes »

 

Se disant que les gendarmes feraient peut-être un A/R à St Laurent le lendemain, nous sommes allés taper la causette avec eux. Très curieux de l’organisation des missions anti-orpaillages, nous avons essayé de tirer quelques infos (il parait que je pose trop de questions….).

Les descentes dans les camps d’orpailleurs en forêt sont une véritable aubaine pour eux, ça leur permet de renouveler leur matériel. Alors qu’on pourrait s’imaginer qu’un quad de gendarme est bleu, leur garage en est remplit de rouges, exemple de saisie de matériel.

Dans les camps : une bière = 1g d’or, une prostituée = 6g. Le gramme se vent à 22€.

L’or saisit s’en va au tribunal, au parquet, et au bout du compte dans les caisses de l’état. C’est tout benef’.

etc. si j’ai d’autres éléments qui me reviennent je ferais un article…

 

Notre visite chez les gendarmes s’écourta par l’arrivée d’une jeune fille qui voulait porter plainte contre ses parents, suite à des contusions constatés la veille par les gendarmes.

En route alors pour la suite de notre visite.

 

 

 

Chercher la faute...

 

Chien des gendarmes devant des pressoirs de cannes à sucre

 

Rue du centre

 

Rue avoisinnant le centre

 

 

 


 

 

Par fifi et jérôme
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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 14:43
De leur continent d'origine, les noirs marrons ont conservé un graphisme bien particulier associant couleur vives et formes symboliques bien souvent géométriques. La juxtaposition des ces symboles compose un message le plus souvent amoureux, parfois moral. Cette expression artistique est appelée Tembé. Un certain nombre de pirogues et d'habitations sont peints de ces motifs.






Par fifi et jérôme
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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 03:18
Lundi 17 août 2009. Encore debout à 7 heure. On croise les doigts pour qu'une pirogue parte ce matin. Et là miracle, ce n'est pas une, ni deux mais trois pirogues qui descendent jusqu'à St Laurent. Du pain béni pour nous car les piroguiers se font une petite guerre des prix entre eux :
- "30 euros"
- "ok, parfait"
- "moi 25"
- "euh, bon ça aussi parfait".


Affaire conclue. On n'a plus qu'à attendre que les pirogues soient déchargées pour embarquer.

Un divertissement très plaisant au petit matin : le déchargement




C'est parti pour deux grosses heures de trajet à rotir comme des petits poulets sous le soleil, à traverser des sauts et à se faufiler entre les rochers car en ce moment le niveau de l'eau est très bas (moins d'un mètre par endroit).







Les paysages rencontrés sur le fleuve son exceptionnels : on passe d'une gigantesque étendue d'eau de type lac à des méandres coupant la forêt puis à des rapides traversant une gorge pour arriver enfin à un fleuve d'une largeur inimaginable où s'éparpillent des petits villages.






A l'arrivé à Grand-Santi, un carbet de passage nous tend les bras. En attendant que la responsable se prénomant Pauline nous amène les clefs, on s'autorise une petite sieste.




Grand-Santi est très officiellement peuplé de 3351 habitants et est autant impliqué dans la politique europèenne que Papaïchton. On nous explique que dans deux jours va commencer la fête du village et que la population fera plus que doubler. Ne doutant pas de la véracité de cette information, nous sommes plutôt septique sur la capacité d'acceuil du village, car oui, Grand-Santi c'est petit.






Et puis à Grand-Santi on s'ennuie. Je crois que le slogan de cette commune pourrait être : "Une journée ici c'est aussi long que toute une vie". Alors comme des petits vieux on visite la librairie locale, on s'approprie un banc au bord du Maroni et on regardes les habitants faire leurs vaisselles et pêcher dans le fleuve (exactement comme les petits vieux de Vic-sur-Cère, les ragots en moins).


Une fabuleuse collection de livres de la Bibliothèque Rose




Voyant que même le Bar Dancing local ne veut pas nous proposer d'activité, nous n'avons plus qu'à nous coucher tôt car vous l'avez sûrement compris, il va falloir se lever tôt pour trouver une pirogue. Et ce n'est pas gagner car comme la fête du village va bientôt commencer, plus personne ne descend le fleuve...
Par fifi et jérôme
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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 21:44

Dimanche matin, 7h, on émerge. Nous avons logé Chez Richard, un quinqua qui a monté son carbet au bord du fleuve, où on y tend nos hamacs pour 10€. Reveil avec les coqs du voisinage, avec levée de soleil sur le Maroni...

 

C’est le début du commencement, notre objectif : trouver une pirogue pour nous rendre dans le village suivant, en aval du Maroni : Papaïchton.

 

Equipés de nos sac-à-dos de Boys Scouts, nous traversons Maripasula pour nous rendre au dégrade, dans l’espoir de trouver une pirogue. Sur le quai, en nous renseignant auprès des gens, nous apprenons rapidement qu’une pirogue de fret partira dans la matinée en direction de Papaïchton.

 

La pirogue en question est surinamienne. Elle transporte des barils de gasoil vides, jusqu’à Albina, ville du Suriname en face de St Laurent, à l’embouchure. Les barils sont amenés jusqu’à Maripasula dans le but de ravitailler les pirogues en carburant, en particulier celles des orpailleurs. Notre piroguier repart donc pour faire le plein. Et nous, on en profite. Pour 15€, environ une heure de voyage, nous nous rendons à Papaïchton, calés entre deux rangés de barils.

 

 

Cette seconde étape représente 1/20ème de la distance que nous avons à parcourir pour arriver à l’embouchure. Papaïchton compte environ 1600 habitants, en majorité Bonis. Les Bonis est une ethnie Noirs-marrons.

 

Aparté « Mé kes c’est dont les Noirs Marrons ? »

Les Noirs Marrons désignent en Guyane et au Surinam, les descendants des esclaves noirs qui se sont révoltés et enfuis des plantations avant l'abolition de l'esclavage. Ils furent amenés pour servir de main-d'œuvre dans les plantations de cannes à sucre et de café. Ils sont surtout originaires d'Afrique occidentale : Ghana, Bénin et Côte d'Ivoire. D'abord réfugiés en forêt profonde pour éviter d'être repris, ils se sont ensuite installés au bord des grands fleuves.

 

Ils parlent le Sranan-tongo ou Taki-Taki, mélange de langues africaines, de hollandais, d'anglais, d'espagnol, de portugais et d'hébreux. Tout pour plaire.

 

Les Bonis, dont la capitale est Papaïchton, est un des 6 groupes ethniques des Noirs Marrons.

 

Bon alors maintenant que vous êtes bien cultivés, je vais vous compter la suite de notre aventure.

 

Quoique non, j’ai une autre aparté :

 

 

Aparté « données INSEE & cie »

 

Papaïchton n’a pas l’eau courante, comme dans la plus part des villages que nous aurons visités. La vie est organisée autour du fleuve, où l’on se lave à la tombée de la nuit, où l’on fait lessive et vaisselle, histoire de prendre une bonne dose de mercure.

 

Très impliqué dans la politique européenne, le taux d’abstention lors des dernières élections de 2009 était de 91,6%, celui de 2004 : 95%... 

 

Coordonnées géographiques décimales

Latitude : 3.8
Longitude : -54.1667

 

Coordonnées géographiques sexagésimales

Latitude : 3° 48' 0'' Nord
Longitude : 54° 10' 0'' Ouest

 

Situé à 7295km de Paris, Papaïchton ne possède aucune rue goudronnée. En ce moment certaines sont en cours de betonnement (nouveau mot soumis à l’Académie Française).

 

 

 

Navette gratuite pour se rendre au Suriname, juste en face, histoire de faire des emplettes pas chères chez le Chinois

 

Dépaysement total. Que ce soit Papaïchton, Maripasula ou les autres villages, le paysage est inédit, et diffère complètement de celui du littoral, ou même de celui au bord de l’Oyapock, autre grand fleuve de Guyane, frontière avec le Brésil.

 

 

 

Cable electrique rompu ? Pas de problème : un noeud qui relie les deux bouts, un p'ti cube conducteur, et on envoit l'jus !

 

 

Deux événements majeurs se déroulaient en ce dimanche 16 août : la venue du « plus grand cirque du monde », et la diffusion sur écran géant (tout est relatif) de Mia et le Migou, dessin animé, plutôt destiné aux enfants….

 

Le plus grand cirque du monde est une association de St Laurent, qui à ce moment là remontait le fleuve pour donner des représentations. Le spectacle est gratuit, sur la place principale. Sans ménagerie, l’objectif est de faire participer les enfants. Humour, jongleries et acrobaties sont les éléments essentiels du spectacle. Malheureusement, jugés trop âgés, nous n’avons pas pu participer. Là, nous avons pris conscience que nous avons quitté l’enfance. C’est dur à encaisser.

 

 

On peut deviner Jérôme en arrière plan, sur un banc. Bob et tee-shirt bleu.

(pas d'autre commentaire pertinant en stock. Quoique si on peut aussi voir le Maroni à droite)

 

 

Pour mieux comprendre : le propriétaire démêle une chaîne qui relie l'homme au singe atèle, lui même relié au chien. L'homme promène le singe qui promène le chien. L'homme n'a donc plus besoin de promener son chien. Pas bête !

 

 

Notre journée fut donc constituée de la visite de Papaïchton, du cirque l’après midi, et de Mia et le Migou le soir, où s’intercalait entre ces activités épuisante des instants de repos sur un banc que nous avons sélectionné dès notre arrivée, à l’ombre, avec vue sur le Maroni.

 

N’ayant pas trouvé de carbet pour accrocher nos hamacs, nous avons dormis Chez Gabriel, dans une petite chambre. La nuit fut très chaude…

Par fifi et jérôme
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